mercredi 27 janvier 2010

de nouvelles photos sont arrivées, même si elles datent de l'an dernier...

elles sont là : http://picasaweb.google.com/agnesbrun75/SelectionFin2009

mardi 19 janvier 2010

quels sont les animaux les pires d'Australie?

message écrit le 17 janvier par Marie
Ce ne sont pas les dangereux serpents, araignées, crocodiles d'eau salées (rapellons que ceux d'eau de source sont timides), méduses tueuses. Ce ne sont pas non plus les kangourous qui se jettent sous vos roues, ni leurs compères émeus, wombat, koalas, possums, wallabies. Ni même les moustiques qui pourtant sont quasi partout présents et parfois très agressif au crépuscule. Nononon !
Ce sont les mouches, simples mouches (bon parfois y'en a des qui piquent dans le tas). Simples mouches, mais mouches par milliers partout, qui quand vous avez fait cuire votre "special price" de viande d'agneau sur un des nombreux barbecue mis à votre disposition, vous entourent, vous et votre précieux repas. Du coup, vous mettez assiettes et viande sous la moustiquaire à chapeau et mangez le plus vite possible et chassez avec vos doigts gras les mouches qui arrivent quand même à rentrer.

On doit quand même dire que le pire est passé, il y en a quand même moins maintenant que sur la côte ouest.

Qu'a-t-on fait depuis la dernère fois?

Je ne sais pas ce qu'on a fait la dernière fois. Mais en gros, après avoir pas mal glandé à Melbourne (merci Maëlenne et Dave), on a laissé Pierig à l'aéroport et on s'est envolé pour la Tasmanie.

La Tasmanie, le stop et la rando

On voulait faire une rando là-bas, et sur les conseils d'un gars d'un magazin de rando, on a choisit les Walls of Jerusalem. Pas du tout pratique, ils sont en haut au milieu et nous on arrive en bas à droite. Sans grand espoir, je mets une annonce sur www.gumtree.com, et bam, un gars nous propose un lift de l'aéroport à Sheffield, un peu plus en haut à droite que l'endroit voulu. Bon on est arrivait à huit heure à l'aéroport, à neuf heure, le gars est venu nous chercher, petit détour par la ville pour aller manger, dix heure, on prend la route... deux heure du mat, on arrive. Il faut dire qu'on est passé par la route touristique, qui est très jolie de jour, mais très pénible de nuit. Elle n'est pas goudronnée, et pleine de tout petit wallabies, de wombats et de possums (nos premiers! et nos seuls...). On en a blessés et tués quelques-uns malgré la dextérité de Sam. Arrivé à Sheffield, point de camping, j'avais une vieille adresse. Sam nous a alors hébergé. Il était gentil Sam.
Premier stop avec le pouce
Le lendemain, on va au départ de la rando en stop, très facile au début (quatre enchainements de stop), mais quand on arrive sur la route qui va à la rando, bah y'a plus grand chose... c'est un cul de sac. On finit par se faire prendre (en stop) par deux australiens qui vont faire une petite rando d'une nuit. Du coup on fait la rando avec eux, petit feu le long de la rivière, pas de truite le soir, mais le lendemain midi, on n'a jamais mangé de sashimi aussi frais! Encore des australiens gentils (et de plus de 40 ans).
Walls of JerusalemIls nous emmènent au départ de la rando, et hop on grimpe là-haut (pfou 2h30) et on passe trois nuit sur un plateau qui ressemble un peu à l'écosse, mais avec du beau temps, c'est chouette. On profite de la non affluence pour se baigner toutes nues, ça tombe bien on n'a pas pris de maillot de bain.
Re le stop
Puis on redecend, on se fait offire des fruits par une dame désolée de pas pouvroi nous prendre en stop, une douche et une visite touristique du coin par deux tasmanien venant s'installer en France. Puis on a suivi des brisbanais qui allait au lac saint-clair (où on s'est pris une bonne saucée, dommage ça avait l'air chouette), et qui nous ramène à Hobart le lendemain.

Suchi pas très bon pour fêter les entretiens d'Agnès au téléphone, puis repos et fromage de chèvre (n'existe qu'en tasmanie) avant le retour sur la terre principale (mainland).


Christine...   !
Christine mécanicienne
Christine est arrivée, et après une nuit réparatrice sur le parking de l'aéroport (sisi, mais c'est qu'on était trop fatiguée pour trouver un endroit bien), Christine a résolu le mystère du clignotant à l'arrêt qui allume le feu de position du même côté. On croyait que c'était une manière bizarre et inutile de mettre les feux anti-brouillard, dont on ne trouvait pas le bouton. Bah non, c'est juste un feu de position bizarre de chez Volkswagen. Et on n'a pas de feu antibrouillard, y'a pas les fils qui devraient être derrière.
Christine et la pluie
Elle l'a voulu ramener la neige avec elle, mais ici ça donne de la pluie. Qui nous empêche de visiter Williams promontory. On a pu visiter les plages là-bas quand même, où il y avait des milliers de méduses, des toutes petites méduses. C'est aussi le parc de tous les exclus de la société : kangourous noirs, kangourous gays (il portait un collier et des boucles d'oreilles, et c'était sans conteste un mâle).
Depuis on est parti, on a fait un barbecue sans mouches (!), et on ne sait pas trop où on va. C'est trop compliqué depuis qu'il y a plus d'une route.

Au revoir!
Au rythme où on écrit, on vous dit à bientôt en Nouvelle-Zélande.

nombre de verre de vin : je sais plus, pas beaucoup, Agnès a du boire deux bières un jour
animaux : le bébé tout petit wallaby qu'on a pu carresser au camping du lac saint-clair, lui s'en foutait, tout ce qu'il voulait c'était manger, mais nous on était gaga.
km du van à l'heure où j'écris : 275 869

dimanche 3 janvier 2010

Bonne année!


Bonjour à tous, joyeux Noël et bonne année!


Vous devez vous demander ce que nous avons fait pour les fêtes, mais un peu de patience, reprenons là où nous vous avions laissés, c'est-à-dire Adelaide.
Nous avons fini par quitter cette capitale, qui, même si elle est mignonne et offre de nombreux espaces verts, reste une ville. Nous avons rebroussé chemin pour faire découvrir à Pierig la péninsule de Yorke. On espérait y retrouver nos amis de Pines : on leur a envoyé un texto pour leur dire qu'on revenait, mais comme on ne captait pas bien, on n'a reçu la réponse qu'en arrivant : Rob nous disait qu'il ne pouvait malheureusement pas ce soir là. Mais bon comme Pines est un village immense, on est tombé sur lui par hasard, là où on l'avait rencontré la première fois. Il s'était engagé pour le diner, mais avait visiblement bien envie d’écourter son dîner et de passer la soirée avec nous, ainsi que les compères de l'autres fois (Emma et Bollie) qui eux devaient être dispo. On les a retrouvés dans leur maison, facile à retrouver parce qu'elle est triangulaire (même si contre toute attente il y avait deux maisons triangulaires). On s’est invités chez eux pour dîner, enfin pour utiliser leur bouilloire pour qu’on se fasse des noodles, et comme ils avaient déjà mangé on était sûr de ne pas tomber dans le traquenard habituel des Australiens : on leur dit bonjour et ils nous invitent à diner et à dormir chez eux. Bon, quand on est arrivés, ils avaient effectivement fini leur dîner, mais on a été obligé de finir leur canard trop bon à manger en wrap avec une sauce chinoise, yummy. Après un début tranquille (on leur a appris le jeu de la carte), Rob est arrivé, ainsi que Julia, il y avait même sa mère, on a sorti la guitare, le kazoo…

Encore une très bonne soirée. Evidemment on a dormi chez les gens… Ils sont vraiment machiavéliques ces Australiens. Et Emma et Bollie ne se sont pas levés à 5h du mat pour aller pêcher, m’enfin personne n’y croyait.

On a tout de même fini par devoir les quitter, et nous nous sommes dirigés vers le doigt de pied de la péninsule (en forme d’Italie en train de shooter dans la Sicile). En effet cet orteil contient un parc naturel splendide, c’était le pied, ha ha ha ha ! mais vraiment, on a vu plein d’émeus, des paysages splendides qui rappelaient un peu la Bretagne…

On a dormi là bas, mais malheureusement on n’a pas pu visiter le parc le lendemain à cause d’un fort risque d’incendie qui fait peur. On s’est donc contenté des environs, de magnifiques plages de surf aux vagues impressionnantes. On a dormi en haut d’une falaise, et même si la nuit fut agitée à cause du vent qui voulait soulever la tente (dont il a même ouvert la porte, tel un kangourou), nous n’avons pas regretté car le petit déjeuner avec vue sur les dauphins qui passaient en contrebas faisait bien plaisir.

Après un poulet rôti de Noël, nous sommes vaillamment retournés au parc qui n’avait pas brûlé, pour se régaler de paysages délicieux et apprécier la venue des kangourous.

Les émeus, eux, étaient probablement en train de festoyer, on n’en a pas vu un seul. Nous avons donc passé le réveillon dans le parc, et grâce aux parents Brun et au facteur Treguer, on s’est goinfré de foie gras, youpiii !

Le lendemain, des paysages toujours plus beaux, on se baigne dans d’énormes vagues qu’on tente de surfer avec notre body mais qui font plutôt ce qu’elles veulent de nous… On profite du parc jusqu’au coucher du soleil, puis on part, en direction d’Adelaide à nouveau. On arrive là bas le lendemain, plein de motivation pour faire des courses, on avait même une liste, mais pour cause de boxing day (le 26 est férié ici…), point de courses. Dépités, on essaye de contacter Bollie et Emma qui habitent non loin de là, et on les retrouve dans la soirée. Ils sont en train de refaire toute leur maison, du coup ils ne vivent que dans disons 40m², mais leur maison est prometteuse. Ils refont tout, ils achètent de l’électroménager de luxe, ils vont faire une salle de billard aussi, et puis une piscine bien sûr… Tout ça en pensant à revendre dans quelques années et se faire des sous. C’est ce que Clay et Fran faisaient à Broome aussi, décidément ça a l’air répandu ici. Mais Bollie et Emma ont aussi 2 studios d’enregistrement, bientôt prêts à l’emploi, et ça c’est classe aussi. On a failli s’enregistrer un peu, mais bon ils devaient retrouver des amis au pub, et forcément au retour, ils n’ étaient plus trop en état de faire quoi que ce soit. M’enfin, on est allé au pub avec eux, c’était bien sympa, Pierig a appris quelque chose, vous lui demanderez quoi… enfin si vous êtes majeurs.

On a malheureusement dû quitter Emma et Bollie pour de bon, pour nous diriger vers Melbourne. Après un passage dans la jolie péninsule de Fleurieu, aux paysages vallonnés sur fond de mer, un arrêt à Mt Gambier avec ses magnifiques cratères remplis d’une eau bleue étonnante, nous avons emprunté la great ocean road, la bien-nommée.

On a bien apprécié les paysages, mais on a aussi bien remarqué que la haute saison bat son plein : il y a beaucoup de monde sur la route, aux points de vues, sur les plages, ça nous fait tout drôle. Mais sur notre chemin, nous avons aussi croisé d’autres créatures : des koalas ! Une maman et son petit, trop mimi, cracra aussi parce qu’ils ont fait pipi. Ah oui, on a oublié de raconter ce qui se passe dans la famille koala : la maman prépare un caca spécial pour son petit lorsqu’il a environ 4 mois, qu’elle lui fait manger pour que ses défenses immunitaires se développent bien, et qu’il arrive à digérer ces maudites feuilles d’eucalyptus.

Nous sommes arrivés à Melbourne le 31 décembre, pile poil pour rejoindre Maelenn (une statisticienne Brestoise volleyeuse qui vit maintenant en Australie), prendre une douche (on était tout sales, comme d’hab), et filer chez des amis à elle pour y passer le nouvel an. On s’est régalé avec des crevettes, du poisson, des fraises, du chocolat, des samossas, d’autres trucs dont on se souvient pas du nom mais c’était trop bon, du champagne, du vin… bon tout ça dans le désordre. En plus Maelenn et Dave (son copain) ainsi que leurs amis sont super chouettes. Une soirée bien sympathique.

Depuis, on est chez Maelenn et Dave, on prend une douche par jour, chaude en plus, bref, c’est le luxe. On visite un peu Melbourne, cette ville a l’air très agréable à vivre. Et on en profite pour pas faire grand-chose, ça fait quand même du bien de se poser.
Quelques photos sont disponibles sur http://picasaweb.google.com.au/agnesbrun75/20091218SelectionDeDebutDecembre#
elles datent un peu, il y a un petit retour en arrière par rapport aux précédentes, mais elles sont un peu commentées cette fois.

animaux : les koalas!!
nombre de verres de vins : euh... joker

samedi 19 décembre 2009

départ-arrivée-arbres-pas arbres

Perth c'était chouette, même si on n'en a pas tellement profité pour cause de planning sérré et de choses à réserver sur internet. Hélène s'est moquée de notre inefficacité -- mais c'est pas de notre faute, la connexion wifi de la biliothèque était assez pourrie et les ordinateurs qu'on pouvait réserver n'aimaient pas Agnès. On a quand même nos billets d'avion pour la Nouvelle-Zélande et la Tasmanie.
Notre nouveau planning :
06/01 : Melbourne pour déposer Pierig (18h55) et prendre un avion (18h40) pour Hobart en Tasmanie.
14/01 : Hobart (18h40) pour retourner à Melbourne et prendre Christine (23h05)
29/01 : Sydney pour déposer Christine (6h)
03/02 : Sydney-Auckland (12h45-18h00)
19/02 : Wellington pour chercher Patate (14h)
16/03 : Wellington pour le redéposer (15h25)
04/04 : Auckland-Sydney (8h25-10h15)
26/05 : Cairns pour le retour en France via Singapour. Là je ne sais plus où j'ai mis les heures.
Je mets en ligne ce planning pour être à peu près sûre qu'on va s'en souvenir, car comme vous le verrez on est tout à fait capable de faire des boulettes...

Revenons à nos moutons. Nous avons aussi été au marché de Freemantle, truc pour touristes bofbof. Le lonely a largement exagéré son intéret. On y a aussi profité du parc le moins bien de la ville pour se refroidir avant la clim du transperth, le RER local.
Nous avons repris la route pour Margaret River, où nous avions prévu de faire la tournée des caves, et où nous n'avions pas prévu de retrouver Najwa, une autre volleyeuse, et de faire un biskit dans la forêt accompagné d'un bulgogi. Une fromagerie et deux dégustations de vin plus tard, nous sommes déjà bien pompettes (il est alors 11h du matin) et décidons de nous faire un bon restau. Humm la glace à la pumkin sur la pissaladière!! C'était bon, c'était cher, c'était triste parce que c'était aussi le départ d'Hélène.
Nous nous sommes donc retrouvé toutes les deux, dans des routes super chouettes entourrées d'arbres, à côté d'une côte bretonne (et c'est joli la Bretagne). Puis dans la campagne française, il faut juste remplacer les arbres normaux par des eucalyptus. Puis dans des forêts où lesdit eucalyptus ont décidé de grandir jusqu'à 60m, avec des piquets sur leur côté afin qu'on puisse monter tout en haut. Ou jusqu'à 5m, ce qui est déjà assez flippant vu qu'on est entourré par du vide. On a quand même été au Top Tree Walk, une grande passerelle qui monte à 40m, et on avait limite trop peur pour profiter de la canopée.
La gentille dame de l'office de tourisme nous avait conseillé d'aller voir Elephant Rock, et elle avait bien raison, c'était super beau. Et du coup on a pris notre premier bain dans l'Océan Antarctique. Héhé, je me suis baignée dans les cinq océans!
Puis Albany où les falaises, la mer, les rochers et les couchers de soleil me font prendre 150 photos en moins d'une heure (je ne me suis pas faite tapée par Agnès qui va pourtant devoir faire la sélection).
Nous sommes donc le 13 et nous devons être le 18 à 18h à Adélaïde. Il y a seulement 2700km entre les deux. Et nullarbor, ses 40° pas à l'ombre parce qu'il n'y a pas d'ombre. Le retour à la chaleur a été assez dur. Mais au moins ça nous a obligé à rouler pour avoir la clim (= de l'air chaud pénétrant par les fenêtres ouvertes). Sur le chemin il y a quand même eu un repas en face d'un inlet balayé par le vent, avec plein de mousse ; des grandes falaises malheureusement pas visible de la route ; un serpent près des falaises ; éric, le français expert en serpent du karijini recroisé à une station service, nous dit que ça devait etre un pseudo-najda (??) au venin mortel (gloups).
Le 16 on arrive à Port Atruc, où nous prenons une douche bien méritée, au milieu d'aborigènes indifférents (et plus ou moins bourrés). On décide d'aller dormir dans la pénnsule de Yorke. On trouve une chouette place à côté de la mer, avec vu sur tous les orages environnants. C'était beau, surtout que nous n'avions pas la pluie. Mais nous l'avons eu sur le matin, on est vite partie avant que la piste ne soit plus praticable par Rodrigo. C'était donc notre première vrai pluie dans Rodrigo, il est maintenant certifié étanche. Mais aussi certifié sans chauffage. Ce qui ne devrait pas trop nous embêter.
La soleil revient dans la journée, et nous suivons de chouettes pistes à côté de la mer. On décide de finir notre bolognaise façon Maman d'Agnès en Rice truc (on met du riz à la place des pâtes et des bananes en plus) dans un petit village. Une mémé qui passait par là avec son chien se met à discuter. Le charpentier qui passait par là avec son chien se met à discuter. On se retrouve bien sûr invitée pour la soirée. On fait découvrir au charpentier et ses potes le biskit. Ils accrochent bien. Ils sont musiciens alors ils+Agnès chantent, jouent de la guitare, de la batterie, du kazou. Encore une bonne soirée avec des gens chouettes.
Le lendemain, un petit mal de tête pas du tout en lien avec la soirée de la veille nous réveille. Mais les toasts tomates fromage de Rob et la balade sur la plage nous remettent sur pied (un peu). Bon c'est pas tout ça il faut qu'on soit à Adélaïde à 18h pour aller chercher Pierig. Vers deux heures, Agnès revérifie l'heure d'arrivée... qui est en fait 11h25. Gloups. Des messages sur le répondeurs qu'on ne peut pas écouter car on n'a plus de forfait... Heureusement, Pierig rappelle juste Agnès à ce moment, et elle peut le rassurer. Il ne nous ait rien arrivé d'autre que de la bêtise. On arrive donc à l'aéroport vers 4h, puis à l'hôtel vers 5h. ça doit donc faire un voyage de 40h.
enfin on n'est pas trop sure de l'heure qu'il est, visiblement il y a un passage à l'heure d'été qui a été fait ou pas fait à notre insu.
Nous voilà donc à Adélaïde.

vieilles photos

sont arrivées!
grâce à Hélène!
http://picasaweb.google.fr/helene.chaput/Selection6DeBroomeAuKarijiniNationalPark#
http://picasaweb.google.fr/helene.chaput/Selection7#
http://picasaweb.google.fr/helene.chaput/Selection7BisPoissons#

vendredi 4 décembre 2009

pinnacles

Et hop un deuxième post. Même si le précédant est trop gros, il faut le lire avant.

Les paysages ont bien changé : la terre rouge avec trois broussailles dessus ont laissé la place à des champs jaunes, des vallons, de l'eau dans les rivières, une forêt et même des petites fleurs sur le bord de la route. Les routes secondaires sont goudronnées, et on a eu un petit bout de deux fois deux voies. Et oui parce qu'ici les highways ressemblent à de petites départemntales françaises, sans villages ni virages. ça fait relativiser la "highway to hell" d'acdc.
Hier on a dormi presque les pieds dans l'eau, et on a pris le petit dèj au milieu des pinnacles, des caillous jaunes qui font des espèces de menhirs naturels. On s'était levée super tôt pour les voir au (presque) lever du jour et sans touristes. C'était chouette. On est maintenant en route vers Perth, où on va sans doute revoir Jade (le petit gros plein de muscles sur les photos de Bromme).

La souris - deuxième et dernier épisode (espéré)
On avait la flemme de tout sortir du van pour un réultat incertain. Alors on a fait un piège à souris à base de ficelle, scotch, rouleau de papier alu et fromage : Prenez un rouleau de papier alu, bouchez-le avec du scotch sur un coté, sur l'autre coté attachez une ficelle et scotchez-la pour plus de précaution. Mettez un gros bout de fromage au fond, puis faites un chemin en papier alu. Comme ça quand la souris allèchée par le fromage arrive, on l'entend marcher sur le papier alu (et on se réveille), et hop on tire sur la ficelle. La souris est momentanément piègée au fond, et alors on se dépèche de sortir le tout du van. ça c'est pour la théorie. Pourt la pratique, on a rêvé de chasse à la souris, mais au matin le fromage était encore là, et pas un ruit ne nous a réveillé. Alors on en a conclu qu'elle avait quitté Rodrigo.

Poissons, lagons, et mécanicow-girl

message ecrit entre le 29 novembre et le 3 decembre par marie

ça fait longtemps qu'on n'a pas écrit, qu'on n'a pas pu raconter tous les poissons et coraux qu'on a vu, ni les désagréments du voyage et la gentillesse des garagistes australiens.

On est arrivé à Exmouth bien fatiguées, mais le lendemain on a été récompensé : les coraux à un mètre du rivage, avec plein de petits poissons bleus turquoises clairs ou foncés, des jaunes rayés, des poissons arc-en-ciels... Sauf que l'eau est un petit plus froide qu'avant et qu'on pouvait pas rester plus de trois-quart d'heure dedans (on avait été prévenu par les français cueuilleurs de mangues de Katerine, recroisés à la station service, et on s'était foutu de leur gueule quand ils nous avait prévenu que l'eau était froide à 29°, on avait tort). à cause de ça et d'un tuba défectueux, Agnès est restée sur le bord quand Hélène et moi avons vu trois requins, petits (je dirai dans les deux mètres...). Niarkniark ! Mais elle s'est vengée avec une raie à pois bleus le lendemain.
Entre temps je me suis faite agressée pendant la nuit par un kangourou... la porte du van était presque fermée et au milieu de la nuit j'entends des hrrreeeuuhhhhreuuuhhh : un kangourou essayait de manger les chaises.
Une piste de presque montagne, des paysages magnifiques plus tard, on arrive à Coral Bay pour faire une excursion ; on a vu plein de coraux super gros et avec plein de couleur, une tortue est passée en vitesse, un requin au loin, et un énorme poisson qui nageait super vite. C'était un Queensland Groper, ça ressemble à un poisson rouge, mais pas rouge et légèrement plus gros - de trois mètres. J'allais oublier les raies manta, c'est que c'est super gros ces machins!
Puis à Port Grégory, un lac rose de sel, puis à Kalbarri, des falaises chouettes et des plages pfiou! Et dans le parc des fleurs et des gorges pas belles du tout (je ne vais pas dire tout le temps magnifiques). Puis Shark Bay, les stromatolites pour lesquelles Hélène était venue tout spécialement, même si c'est pas spécialement beau. Des plages de coquillages blanc, des falaises avec vue sur les requins, de la seagrass qui rend la mer bleue foncée qui contraste avec l'eau claire des plages, lagons, nourrissage de dauphins (attraction touristique bizarre, même si les dauphins sont quand même rigolos). On a aussi fait une promenade dans bush avec un aborigène. On sait maintenant qu'on peut manger les petites baies rouges, et les jaunes aussi, qu'on peut sucer l'eau des espèces de plantes grasse-algues, qu'il faut dire bonjour au pays en arrivant et se présenter. Il nous a aussi donner des noix, Agnès en a pris plein pour faire gouter à Pierrig (il faut dire que c'est censé avoir un effet viagra, elle voulait lui cacher ça). C'était bien intéressant.
Et nous voilà en route pour Geraldton.

Vous pouvez maintenant faire une petite pause, thé, café, clope, pipi ou regarder par la fenêtre. Ou regarder les photos qui devraient être en ligne.
C'est fait? Vous pouvez maintenant reprendre pour la deuxième partie :


Désagréments...
Vous aurez surement remarqué que notre itinéraire est bizarre : pourquoi donc sommes nous allée au sud puis au nord pour redescendre? Si vous n'avez pas remarqué, je vous incite à consulter une carte de la côte du milieu de l'Australie de l'ouest, voir google earth, ça doit surement être chouette vu du ciel.
C'est qu'on a eu un petit problème mécanique : juste quand on est arrivé à l'embranchement de Shark bay, Agnès s'arrête en catastrophe car elle n'arrive pas à passer les vitesses. On arrive quand même à la roadhouse qui par chance se trouve tout près. Un australien nous dit que ça doit être un pin du selector de la gearbox qui doit être cassé. Un français nous propose de nous accompagner jusqu'à Geraldton au cas où il devrait nous tracter. On fait donc près de 300 km avec juste la troisième et la quatrième. Bravo à Agnès et Rodirgo pour le démarrage en quatrième alors qu'on pensait que c'était la seconde.
A Geraldton, c'était assez sympa de trouver un garage sans marche arrière. On nous dit au garage que la pièce arrivera le lendemain et que c'est pas trop cher. On nous prête aussi une voiture pour aller manger, ils sont sympas les garagistes australiens. D'autant que les patrons nous proposent de dormir à coté du garage, et de mettre une voiture à coté pour que les gens croient qu'on est nombreux et qu'ils ne viennent pas nous embêter. On trouvait déjà ça très bien ; mais finalement la patronne, un peu piplète et inquiète pour nous, nous propose de dormir chez eux. On est obligé d'accepter sinon elle a être trop inquiète.
On décide de sortir le foie gras d'Hélène pour l'occasion, plus deux bouteilles de vin du bottleshop. Mais ne croyez pas qu'on va s'en sortir comme ça! On se fait bien sûr payer à manger... et le lendemain on repart avec trois bouteilles de vin (on en avait bues qu'une et ils en avaient aussi sorties deux), des oranges, de la confiture de trucs bizarres aborigènes sortie spécialement pour nous, du pain et des calendriers du garage. On a passé une bonne soirée à discuter de leurs voyages en europe (le gars est grèque), des notres et de choses et d'autres ; ce sont encore des gens gentils et ouverts (et pas loin de la soixantaine, on ne traine décidément qu'avec des vieux).
Le lendemain la réparation, plus compliquée que prévue mais pas trop, se termine vers midi et c'est reparti!

On a quand même eu d'autres désagréments :
- le tuba qui ne marche pas
- une clé usb oubliée puis retrouvée
- une chaise cassée (mais remboursée très facilement au Bunnings!)
- un achat de tente d'occase jolie pas chère et surtout pas percée, mais trop courte pour hélène et agnès
- des agressions de kangourou (moi), de crabe (hélène), de raie (toutes)
- plein de perçage de matelas (et bientôt plus de rustine), qui font passer de très bonnes nuits
- plein de vent sablé alors qu'on mange des pâtes carbo et on doit mettre des sardines et le double toit de la tente
- la vitre passager coincée : Hélène et moi démontons la porte, mais on a un problème avec le manche pour baisser la fenêtre, alors on demande aux monsieurs d'à coté, qui galèrent bien aussi il faut le dire (mais chut ! on a fait croire à Agnès qu'on avait tout fait toutes seules), ils utilisent leur pchitt de silicone et nous disent que le notre pourrait être bien mais que sans silicone ça prend les saletés, et en Australie, y'en a plein des saletés!
- hélène a perdu son appareil photo mais l'a retrouvé
- mon appareil photo ne marchait plus, mais un changement de batterie l'a réparé
- la porte du coffre ne tenait plus : une vis s'était dévissée et un des trucs qui tient le coffre ouvert s'était démis. ça a été vite réparé mais on ne comprend pas pourquoi ça s'est démis. Pourtant on n'avait pas du tout fait la piste la pire du voyage juste avant
- pas de papier toilette pour la deuxième fois du voyage, c'est inadmissible
- forte de notre expérience en démontage de porte, on s'est dit qu'on allait tout regraisser. On fait tout ça (la porte latérale est maintenant trop facile à ouvrir), tout va bien jusqu'au moment où on veut refermer la porte conducteur : la porte est coincée en position fermée, et en ouvrant avec la clé, la clé reste coincée dedans. Redémonatge express de la porte, divers essais infructueux... Hélène va chercher un monsieur qui pour une fois n'est pas plein de bonne volonté, mais qui décoince quand même la clé. Ouf!  On n'est pas sûre que tout remarche bien, mais on attend d'être en pays plus civilisé pour faire les tests. D'autant qu'avec leur manie d'avoir de l'eau salée dans les robinets, on est presque à cours d'eau potable.
- cette nuit j'avais l'impression qu'il y avait un animal dehors tout proche qui mangeait dans la poubelle. Je ne pensais pas qu'on l'avait oublié dehors et j'ai mal dormi à essayer de le guetter. Et en fait c'est uns souris qui a mangé quelque spaguettis, à ouvert un paquet de noodle. Et qui cours dans le van alors qu'hélène a une phobie des souris, qu'Agnès n'est pas phobique mais conduit. On est en train d'imaginer un piège à base de planche, de fil, de fil, de fer d'équilibre et de fromage.
Il faut quand même préciser qu'on vient d'éviter la panne d'essence, grâce à une station pas marquée sur la carte. Ouf!

animaux bizarre : une raie (ou une chauve-souris) qui saute sur place dans l'eau, un lézard géant, une souris marsupiale à oreille de lapin (vu que en panneau de signalisation mais quand même), une fourmi grande comme un petit doigt

PS : pour l'essence on avait toujours le bidon de 20L et pour l'eau on en avait assez pour la journée. Mais maintenant tous les pleins sont faits et la porte est réparée.